8000 kilomètres carrés
Une grande île étiréeUn archipel d’îlots divisés
Une terre de mythes, de légendes
Une parcelle où flottent les esprits
Un quai où se lamentent les âmes
Des peuples courbés
Un désordre moins organisé
Des silences plus lourds
Des forêts qui donnent la vie
L’océan qui se calme, en canals ou en baies
La faune qui transite, qui se reproduit, qui s’installe
Un nom détourné, une identité dénaturée
De « quartier des mouettes », Chilhué en Mapudungun,
À l’insensé Chiloé en langue d’humain déconnecté
C’est le temps qui ralentit, qui s’arrête parfois
C’est la nature qui rappelle sans cesse sa suprématie
C’est l’humain vrai, indigène, au cœur brisé, colonisé, évangélisé
Chiloé c’est le Chili
Une terre étirée
Une vie piétinée
Une nature invaincue
Qui garde le dessus
C’est la nature qui rappelle sans cesse sa suprématie
C’est l’humain vrai, indigène, au cœur brisé, colonisé, évangélisé
Chiloé c’est le Chili
Une terre étirée
Une vie piétinée
Une nature invaincue
Qui garde le dessus
🎧 A écouter — musique associée à ce billet :
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire